Par Afajdar Anouar - MAP le Jeudi 15 Octobre 2020

Covid-19 : Des métiers qui naissent, d’autres qui disparaissent… jusqu’à nouvel ordre !



Rabat – Chaque chose en son temps et il y a un temps pour chaque chose. Mais les choses sont si infinies et les temps sont continuellement changeables ! La crise liée à la Covid-19 ne cesse de surprendre depuis son apparition, il y a un an peu s’en faut. Avec des alternances de bon et de mauvais état… et des métiers qui naissent au détriment d’autres qui disparaissent !
Télétravail, arrêt total ou partiel et mobilisation face à l’urgence…, les mesures dictées par le nouveau coronavirus ont opéré une révolution copernicienne dans le monde du travail et d’emploi.
Si des personnes sont “mises à genoux” par les impacts multidimensionnels de cette crise, d’autres ont su survivre à la tempête, voire même trouver de nouvelles opportunités, qu’elles n’ont démystifiées, jusque-là.
Sont-elles parvenues à mettre la main sur la recette magique qui leur permet de changer subitement de trajectoire à la recherche d’un nouveau “gagne-pain”, au moment ou les autres peinent, plus ou moins, à trouver cette aptitude professionnelle et psychologique pour “changer de carrière”, ne serait ce que temporairement ?
Sur le terrain, le E-commerce et la livraison à domicile, entre autres, semblent bien s’envoler en tête d’activités qui ont vraisemblablement profité des changements de paradigme de consommation dus à la crise de la Covid-19.
Parallèlement et avec des moyens quasi-inexistants, d’autres commerçants ont su se frayer leur “petit bonhomme” de chemin pour survivre aux conséquences immédiates de cette crise inédite et subvenir à leurs besoins quotidiens… les vendeurs ambulants de masques de protection, à titre d’exemple !
Dans le passé le plus récent, ces gens avaient, peut-être, entre les mains, d’autres produits: mouchoirs ou Chewing-gum, mais force de la nature et aléas exigent, ils se sont vus obligés de s’orienter vers une nouvelle marchandise, tout en gardant leurs habitudes commerciales.
De belles couleurs, un design adéquat avec un certain look vestimentaire, des logos de certaines équipes de prédilection, ils usent de tous les arguments pour vendre un objet de valeur.
Respectent-ils les règles sanitaires ou non ? Mais côté économie, ils sont-là, font du commerce de proximité et gagnent leur vie, en offrant un produit dont personne ne peut actuellement s’en passer.
Hamid est un cas concret de ces personnes. Exerçant son métier aux alentours de la place Bab El Had à Rabat, ce père de famille s’est auto-qualifié de “Caméléon”. Dans le marché du travail bien sûr !
“J’ai tout vendu, des mouchoirs (Kleenex), des légumes, des figues de barbarie et des foulards, entre autres”, a-t-il fièrement confié à la MAP.
Il est “dignement satisfait” de ce qu’il gagne du commerce des masques de protection, dit-il, ajoutant que l’expérience qu’il a cumulée lui a permis de développer une certaine aisance communicationnelle pour adresser le discours adéquat à chaque client.
Cependant, Hamid a déploré le comportement de certaines personnes “vis-à-vis du masque”, qu’elles considèrent plus comme un objet de style qu’un moyen de protection contre le coronavirus.
“Les autorités sanitaires nous demandent de ne pas toucher la surface du masque avec les mains. Qu’en est il alors de certains qui veulent l’essayer avant de le porter ?”, s’est-il, ironiquement, interrogé.
En revanche, le revers de la médaille démontre une toute autre réalité, plus compliquée et parfois moins “joyeuse”. Des métiers sous perfusion et des familles qui en souffrent.
Hatim, un jeune chanteur dans une structure hôtelière indique, dans une déclaration similaire, que lui, et bon nombre de ses amis, n’exercent aucune activité depuis bien des mois. “Et c’est dur” !
Il a amèrement fait savoir que certains ont été même contraints de vendre leurs instruments.
Même son de cloche chez Hicham, un autre chanteur dans un restaurant, qui s’est dit atteint psychologiquement à cause de ce “long arrêt”, notant que désormais, il est à la recherche d’un plan B pour mener à bien sa vie et celle de sa famille.
Autant dire que la crise du coronavirus n’a pas manqué de rebattre les cartes de larges pans économiques en mettant en place, dans l’urgence, de nouveaux phénomènes. Mais vivre, c’est changer pour continuer et parfois même pour survivre.





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