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LE MATERIALITER – FORMALITER, UNE FOUTHÈSE

Cave Ne Cadas - republié le 19 Septembre 2017


En la Fête du 171è anniversaire de l’Apparition de Notre-Dame de La Salette

 

Fin août dernier (en la fête de St Louis, roi, confesseur !!!), le blogue « Études Antimodernistes », — administré par des séminaristes français du Séminaire de la Très Sainte Trinité (Floride, États-Unis), séminaire dirigé par Mgr Donald J. SANBORN où enseigne entre autres M. l’abbé Antony CEKADA —, a publié une Mise à jour de « L’explication thomiste de l’état actuel de l’autorité dans l’Église : La Thèse de Cassiciacum »

Études Antimodernistes

 

Ce blogue, donc, se présente comme adhérant « à la thèse dite de Cassiciacum », ou thèse du Père Guérard des Lauriers, et la regarde comme l’explication théologique certaine de la situation actuelle de l’autorité dans l’Église. En effet disent-ils, bien qu’il soit certain que les “papes” et “évêques” issus de Vatican II n’ont pas d’autorité, il est également certain que cela n’a jusqu’à ce jour pas été légalement reconnu, et que par conséquent certains effets juridiques n’ont pas été appliqués par une autorité. »

 

Certains prêtres de l’IMBC (Institut Mater Boni Consilii) se sont empressés de relayer fièrement… cette « mise à jour » se voulant « théologique » et « thomiste » (!!!) :

Chers fidèles,

Vous n’êtes pas sans savoir que les prêtres de l’Institut Mater Boni Consilii adhèrent depuis sa fondation à la Thèse théologique de Mgr GUERARD DES LAURIERS, la Thèse de CASSICIACUM, qui décrit la situation actuelle de la Sainte Église en état de privation d’Autorité.

Celle-ci étant assez peu connue, pour ceux d’entre vous qui veulent approfondir cette question, je vous envoie cette recension de tous les principaux articles écrits en français à ce sujet : http://www.etudesantimodernistes.fr/these-de-cassiciacum.html

(…)

 

Je ne peux que les renvoyer à l’étude magistrale de Melle Myra DAVIDOGLOU (1) : « ANALYSE LOGIQUE ET THÉOLOGIQUE DE LA THÈSE DITE DE CASSICIACUM, ou considérations sur l’état actuel de l’Église. »

 

Qui leurs dit bien :

Il faut donc renvoyer ceux qui professent encore sa doctrine à l’étude des premiers éléments de la philosophie. Il la trouveront dans tout bon manuel scolaire fondé sur l’enseignement d’Aristote et de saint Thomas d’Aquin. Cela ne les autorisera pas à se croire philosophes, encore moins théologiens ; mais cela leur permettra d’éviter les bévues à l’avenir.

 

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Le materialiter – formaliter, une fouthèse

Louis-Hubert REMY

 

Depuis longtemps on pose une simple question aux à ses adeptes : quelle est la valeur des actes d’un pape materialiter ? Ayant posé cette question à Monseigneur Guérard des Lauriers il m’avait répondu : nulle. Et je lui répondis : Alors la thèse s’éteint dans le temps ! Il me répondit : Oui.

 

Ses successeurs ne répondent pas, bien gênés par cette question qui démolit la thèse.

 

Nous avons partagé cette thèse du vivant de Monseigneur (2). Elle nous semblait répondre au grave problème de la visibilité de l’Église. Mais nous n’avions pas connaissance de sa réfutation par Mademoiselle Myra Davidouglou, réfutation qui nous a fait changer d’avis plus tard.

 

Depuis la réflexion s’est même prolongée et il est utile de souligner trois arguments supplémentaires importants :

1° il est exact que le materialiter et le formaliter existent. Mais s’ils sont distincts, ils ne peuvent pas être séparés. Un pape seulement materialiter n’a jamais existé et ne peut exister. Un pape materialiter c’est une vue de l’esprit, ça n’existe pas.

2° surtout que ce n’est pas le problème actuel. Les clercs en s’excitant sur le Pape, sur l’élection du Pape, sur son hérésie, sur la validité de son élection, nous empêchent de comprendre que le problème est celui de l’Église, d’une église qui a tout changé pour tout détruire, d’une église qui n’est plus catholique, dont les sacrements surtout celui de l’ordre et du sacre épiscopal ne sont plus valides, ce qui est autrement plus grave. À les entendre il suffirait d’un bon pape (élu par qui ? par des cardinaux non cardinaux ?) qui remettrait tout en ordre. C’est impossible.

3° L’Église, la véritable Église est éclipsée (3), comme l’enseigne la Très Sainte Vierge Marie à La Salette. On comprend pourquoi M. l’abbé Ricossa est contre le message de La Salette mais nous préférons suivre la Très Sainte Vierge Marie que M. l’abbé Ricossa. Par l’image de l’éclipse tout est clair, surtout qu’un jour on sortira de l’éclipse.

 

Mais ce qui est plus grave c’est la dérive imposée par M. l’abbé Ricossa. Non seulement il refuse de répondre à la question : quelle est la valeur des actes d’un pape materialiter ? mais en plus il a osé étendre la thèse à une soi-disant église materialiter. Il ose confondre l’Église de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Église une, sainte, catholique, apostolique, avec cette secte qui n’est ni une, ni sainte, ni catholique, ni apostolique. Quel blasphème ! Quelle apostasie !

 

Et combien il déforme la pensée de Monseigneur Guérard ! Lui qui a osé rejeter le message de La Salette, alors que Monseigneur Guérard était un grand dévot de La Salette.

 

 À ses fidèles, inconscients de la gravité de cette thèse, nous posons donc la question :

quelle est la valeur des actes d’un pape materialiter ?

Pour les jeunes générations voici ce document à méditer : la thèse est impossible.

 

P.S. — Qui amène la division ?

— Ce n’est pas celui qui dénonce l’erreur mais celui qui enseigne l’erreur. Et une erreur répétée, après réfutation, devient mensonge, péché mortel contre la Foi, même et surtout chez les clercs !

 

Le 19 septembre 2017,

171éme anniversaire de La Salette

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Myra Davidoglou

Melle Myra DAVIDOGLOU

 

[1] Née à Bucarest le 14 mai 1923 dans une famille d’origine grecque et roumaine, Myra Davidoglou obtient brillamment, en 1942, le diplôme du baccalauréat. Particulièrement douée pour le dessin et la peinture, elle s’y consacre aussitôt avec succès tant à Bucarest qu’à Paris où fuyant l’installation du Communisme, elle s’installe avec sa mère en 1946. Ses œuvres figurent au catalogue de plusieurs expositions qui lui valent même, en France, quelques achats de la part de l’État. En 1959, sa mère et elle obtiennent la nationalité française.

 

Confrontée aux dures exigences de la survie en terre d’exil, elle entreprend alors, pour y faire face, de sérieuses études de droit et de comptabilité qui lui permettent d’accéder à des postes de confiance dans des entreprises industrielles et commerciales de la région parisienne.

 

Disposant d’une parfaite maîtrise du français qui lui était, depuis son enfance, comme une seconde langue maternelle, s’appuyant à la fois sur une culture générale déjà riche en matière philosophique et littéraire et sur une étonnante mémoire, elle parvient sans difficulté aucune à un niveau d’érudition tout-à- fait exceptionnel dans « le domaine religieux » qui l’avait comme mystiquement attirée très tôt dès l’âge mûr. La Sainte Écriture et le trésor didactique du Magistère de l’Église deviennent alors le terrain exclusif sur lequel s’exercent, sur fond de prière et de méditation chez cette oblate de Saint Benoît très solitaire, des talents tout-à-fait étonnants d’analyse et d’exposition, faits d’une justesse, d’une vigueur et d’une clarté qui forcent l’adhésion.

 

Elle embrasse cette indéniable vocation comme on entre en religion et n’hésite pas à prendre la plume qui ne la quittera plus durant 17 ans, de 1976 à 1993, pour composer d’abord trois suppléments à la revue « Matines » de Mgr Ducaud-Bourget : les remarquables exposés sur l’Église (Les 4 MarquesLe Nouveau RiteL’Église Vivante) qui apparaissent aujourd’hui comme les trois coups précédant le lever de rideau sur les 24 cahiers de La Voie, cette incomparable revue intégralement Catholique, à laquelle elle se voua corps et âme, quasiment seule, et qu’elle marqua d’une empreinte qui n’appartient qu’à elle. Ces « Études et Écrits » sont là pour en témoigner.

 

Dieu permit, hélas, qu’après sept ans de soins de plus en plus astreignants, qui l’obligèrent, contrainte et forcée, à laisser tomber la plume définitivement en 1994, Mademoiselle Davidoglou eut à répondre, sans préavis particulier, le matin du samedi de la Passion, 7 avril 2001, à l’appel du Divin Maître qui l’avait à l’évidence comblée de Ses grâces, grâces de choix auxquelles elle avait si généreusement répondu jusqu’à l’épuisement de ses forces, ad majorem Dei gloriam.

 


 

[2] Pour comprendre les rapports entre Monseigneur Guérard des Lauriers et Louis-Hubert Remy lire son dernier sermon que ferait bien de relire M. l’abbé Ricossa ; on remarquera que pour son « testament spirituel » Mgr ne parle pas de et à M. l’abbé Ricossa : http://www.a-c-r-f.com/documents/Mgr_GUERARD_des_LAURIERS_dernier-sermon_plus-2-articles.pdf

 


 

[3] Lire : http://www.a-c-r-f.com/documents/LHR-Eglise_EST_eclipsee.pdf

et http://www.a-c-r-f.com/documents/LHR_date_de_l.eclipse.pdf, le 29 octobre 1963.

 

 

 



Source : http://blog.catholicapedia.net/2017/09/19/le-mater...


Tags : secte, sectes