MAP le Samedi 3 Octobre 2020

Maroc. Revue de presse hebdomadaire du 03/10/2020


Rabat - Voici les principaux titres développés par la presse nationale hebdomadaire :


La Vie Éco :



• Casablanca-Settat: une centaine de nouveaux projets d'hébergement dans le flou . Avant que la pandémie de la Covid-19 n'éclate, 101 nouveaux projets d'hébergement étaient en cours de réalisation à la région de Casablanca-Settat. Ce chiffre, fourni par le Comité de veille économique de la région, devait permettre d'augmenter la capacité litière de la région de plus de 15.000 lits supplémentaires. En 2019, celle-ci était estimée à environ 23.000 (le CRT avance le chiffre de 28.000), avec 203 établissements classés et un taux d'occupation de 48%. Mais, s'il est clair que la crise sanitaire est venue détruire ces acquis, il est évident de s'interroger au sujet de l'état d'avancement des projets cités. Selon une source officielle anonyme, "il n'est pas sur que ces projets sont menés à bout ou gardent leur vocation touristique. Aussi, le manque de visibilité nous empêche de savoir s'ils s'arrêteront provisoirement ou seront complètement abandonnés".

• LafargeHolcim Maroc développe une nouvelle solution pour le traitement des routes . LafargeHolLcim Maroc a mis en place le Liant Hydraulique Routier (LHR), une solution innovante pour le traitement des routes. Cette solution permet la réalisation de routes durables avec des coûts et délais réduits en utilisant des matériaux locaux. Elle permet ainsi aux maîtres d'ouvrage une gestion optimisée de leurs budgets d'infrastructures avec une réduction des coûts de construction et de maintenance. De même, elle propose la possibilité de réduire les émissions de CO2 grâce à la valorisation de matériaux locaux, en évitant de transporter des matériaux provenant d'autres régions. Plusieurs routes ont été construites à travers cette solution, la dernière est la route provinciale 4260 à Sidi Slimane, qui est en cours de finalisation et sera opérationnelle d'ici fin 2020.

Telquel :

• Enseignement connecté: l'inévitable transformation . S’il y a un point positif dans cette crise du Covid-19 dans le secteur de l'enseignement supérieur, c'est bien la prise de conscience de l'importance de la dématérialisation des outils pédagogiques et le virage digital nécessaire pour assurer la viabilité de tout un système universitaire. Dans son rapport, "Réforme de l'enseignement supérieur: Perspectives stratégiques", le Conseil supérieur de l'Éducation, de la Formation et de la Recherche scientifique (CSEFRS) préconise une stratégie numérique pour surmonter les dysfonctionnements. Le Conseil estime ainsi qu'une stratégie numérique au niveau de l'enseignement supérieur n'est pas une finalité en soi, mais plutôt un moyen pour faire face aux problèmes qui limitent son développement et créer de la valeur. "L'enseignement supérieur doit se positionner à l'avant garde du développement des technologies numériques pour améliorer les problèmes de gouvernance et de transparence, pour transformer le mode d'organisation et de fonctionnement et pour innover en matière de pédagogie", souligne le CSEFRS.

• Une banque de projet pour encourager la production nationale . Dans le cadre de son plan de relance industriel 2021-2023, le ministre de l'Industrie, Moulay Hafid Elalamy, a annoncé une stratégie visant à substituer 34 milliards de dirhams d'importations par une production locale. Cela passera par une subvention à l'investissement à hauteur de 30% du montant HT par le Fonds de développement industriel et d'investissements, un soutien à la croissance et la technologie pouvant atteindre 30% du projet par Maroc PME, ou encore une aide sous forme d'une contribution de 10% du coût d'acquisition des biens d'équipement neufs par le Fonds de développement énergétique. Le ministère a déterminé 8 filières stratégiques, 100 projets et 34 milliards de dirhams de chiffre d'affaires ciblés. Les projets concernent particulièrement l'agroalimentaire (22 projets), les industries métallurgiques et mécaniques (18) ou encore le textile (16).

Maroc-Hebdo :

• Crise malienne: Bourita sur place . Sur Très Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita, vient de se rendre ce 29 septembre à Bamako pour rencontrer les nouveaux tenants du pouvoir dans la capitale malienne, suite aux événements du 18 août dernier. À cet égard, Bourita a aussi bien eu l'occasion de s'entretenir avec le tout nouveau président de transition, à savoir Bah N'Daw, officiellement installé le 25 septembre après avoir prêté serment devant la cour suprême, ainsi que son vice-président, le colonel Assimi Goita. Etait également présent, à cette occasion, le Premier ministre de transition, Moctar Ouane. Par la suite, M. Bourita a été reçu par les dignitaires religieux les plus éminents du pays, à l'instar du fameux chérif de Nioro, Bouyé Haidara, leader de la tariqa soufie de la hamawiyya, ou encore l'ancien président du Haut Conseil islamique malien (HCIM), Mahmoud Dicko.

• Inforisk révèle l'impact de la Covid sur les entreprises marocaines . Inforisk, leader de l'information légale et financière au Maroc et au Maghreb, a révélé, ce 30 septembre 2020, les résultats de sa dernière étude intitulée "impacts Covid-19 sur les entreprises, état des lieux, analyse et perspectives 2020". Cette étude, réalisée sur un échantillon représentatif de 2.000 entreprises, durant les mois de mai et juin 2020, montre que leur chiffre d'affaires a subi une baisse considérable de 32% et que les délais de paiement ont été rallongés de 60 jours pénalisant en particulier les TPE. Au sujet des retards de paiement, Amine Diouri, directeur Etudes & Communication chez Inforisk D&B, nous a confié que la crise sanitaire a accentué ce phénomène à telle enseigne que la moitié des chefs d'entreprise interviewés qui projetaient au début de l'année de recruter envisageaient déjà, à fin juin 2020, de licencier une grande partie de leurs personnels.

Challenge :

• Fez Smart Factory, la première zone industrielle 4.0 du Maroc . Projet novateur et unique en son genre, le Maroc vient de voir naître à Fès, la première zone industrielle 4.0 du Royaume. Le projet ambitionne d'accompagner les entreprises qui veulent réaliser leur transformation vers une industrie intelligente et plus compétitive. L'investissement est important, 104 millions de Dirhams, répartis entre le Millennium Challenge Corporation (MCC), à travers le FONZID (fonds dans les zones industrielles durables pour 50%), la région de Fès-Meknès (20%) et l'Université Euro-Méditerranéenne de Fès (30%). Placée stratégiquement au sein de l'Université, cette zone industrielle veut faire le lien entre le monde universitaire et le monde industriel. À terme, ce projet devrait générer plus de 5 milliards de DH d'investissements et plus de 5.000 emplois directs hautement qualifiés. 

• ADM: Repli du trafic autoroutier de 32% au 1er semestre . La crise de la Covid-19 a impacté directement le trafic autoroutier du premier semestre 2020 et par conséquent les recettes de péage. C'est ce qu'annonce la Société nationale des Autoroutes du Maroc (ADM) qui relève à fin juin un repli de 32% du trafic autoroutier et de 29% des recettes de péages. Ces baisses ont eu un effet sur le chiffre d'affaires de la société. Il a accusé des pertes de l'ordre de 437 millions DH comparé à la même période de l'année précédente. "Cette situation inédite et imprévisible a mis la trésorerie d'ADM sous pression, ce qui a poussé l'entreprise à mettre en place un plan de rationalisation et priorisation des dépenses", indique le communiqué.

Finances News Hebdo :

• L'habitat clandestin a gagné du terrain avec le confinement . En dépit d'un dispositif administratif, règlementaire et juridique mis en place pour lutter contre l'habitat clandestin, le phénomène persiste toujours. Il a même gagné du terrain ces derniers mois, profitant du manque de vigilance des autorités, préoccupées par l'application des restrictions sanitaires lors de la période du confinement. La création d'une police administrative a eu des effets limités. Les ressources humaines et matérielles dont elle dispose sont insuffisantes pour qu'elle s'acquitte convenablement de sa mission. Que ce soit en milieu urbain ou dans le monde rural, dans les petites ou les grandes villes, les constructions anarchiques poussent comme des champignons, créant de nombreuses problématiques.

• Gare à une vague de chômage . Devant la commission des Finances de la Première chambre, le ministre de l’Économie, des finances et de la réforme de l’administration, Mohamed Benchaâboun, a expliqué dans les détails les enjeux du projet de Loi de Finances 2021. Le ministre a indiqué dans cet exposé que le chômage devrait dépasser 13% en fin d'année 2020. Le ministre a expliqué que l'économie marocaine a perdu 10.000 emplois par jour de confinement. Benchaâboun, qui a indiqué que la principale préoccupation de l'année 2021 sera la hausse du chômage, a souligné que le PLF 2021 sera élaboré avec une hypothèse de croissance de 4,8% en 2021, insuffisante pour récupérer les pertes attendues en 2020. Pour cela, nous devrions faire 6% de croissance, a-t-il indiqué.

La Nouvelle Tribune :

• CDG lance Madaëf ECO6 pour stimuler l’entrepreneuriat . Madaëf, société leader de l’investissement touristique au Maroc et Branche Tourisme du Groupe CDG, a annoncé le lancement de l’initiative "Madaëf ECO6", un programme visant la dynamisation de l’entrepreneuriat et le développement des écosystèmes autour de ses grands projets et destinations touristiques. A travers ce programme innovant, Madaëf vient déployer une approche pragmatique pour la promotion d’initiatives d’entreprenariat et d’actions à fort effet d’entraînement sur les écosystèmes touristiques, indique un communiqué de la société. Le programme est ouvert à tous les porteurs de projets, artisans, startups, très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), désireux de s’installer durablement au sein des destinations touristiques, avec un focus particulier sur les dimensions d’inclusion sociale, de développement durable et d’innovation, fait savoir la même source.

• OCP: Un premier semestre 2020 au vert . Le Groupe OCP affiche à fin juin 2020 des résultats opérationnels supérieurs à la moyenne du secteur, en dépit du contexte de pandémie actuel et d'une baisse générale des prix. Cette performance reflète les avantages compétitifs du Groupe, sa forte présence à l'international et sa flexibilité industrielle. Durant cette période, OCP a maintenu un chiffre d'affaires stable à 27,4 milliards de MAD, grâce à une hausse significative des volumes d'exportation d'engrais, compensant largement la baisse des prix comparativement au premier semestre de 2019. L'EBITDA du Groupe est stable avec une marge d'EBITDA solide de 31%, similaire à l'année dernière, largement supérieur à la moyenne du secteur qui se situe autour de 20% sur la même période.

L'observateur du Maroc et d’Afrique

• Atoman, un supér-héros marocain imaginé par Anouar Mouatassim . Une première en Afrique et au Maghreb. Le film de super héros marocain "Atoman, Wind Rider" réalisé par Anouar Mouatassim marque un nouveau tournant dans le cinéma marocain. "C'est un rêve qui se réalise, se concrétise", confie Anouar Mouatassim juste après la présentation du film en avant-première à Paris le 4 septembre 2020. Le héros Atoman, qui signifie l'homme du vent en Amazigh, puise sa force et son identité dans le patrimoine marocain et amazigh. Une identité que l'on retrouve dans le film à travers les costumes, le décor, la musique... Le film dont la sortie est prévue en novembre 2021, raconte l'histoire de Hakim Imlil, un hacker éthique recherché à l'international pour avoir hacké les serveurs informatiques d'un laboratoire pharmaceutique afin de faire bénéficier les malades atteints de la Covid-19 d’un générique à faible coût.





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