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Maxime Locatelli, l’histoire d’un jeune soufi français en quête de paix et d’amour à Madagh

MAP - Samir Benhatta - republié le 16 Décembre 2016

​Oujda - La quête de paix intérieure et d'amour a conduit Maxime Locatelli, un jeune français rongé par des questionnements existentiels, au petit village de Madagh, province de Berkane, qui abrite chaque année la rencontre mondiale sur le soufisme.


C’est à Madagh où le jeune français a trouvé enfin des réponses à ses interrogations, quiétude, amour et paix, entre autres.

Le jeune français, qui était présent dans l’un des stands qui abritait une exposition sur l’environnement, organisée en marge de la 11-ème édition de la rencontre mondiale sur le soufisme (10-12 décembre), expliquait aux visiteurs comment promouvoir des alternatives aux produits qui nuisent à la nature et à la santé publique.

"Avec le soufisme, la vie devient belle, positive, équilibrée et ouverte grâce à la force de l’espoir", a confié à la MAP, Locatelli, chauffeur de bus à Genève, tout en racontant comment il s’est converti à l’Islam, sept ans plutôt, en puisant sa foi dans les livres de l’érudit Abou Hamid Al-Ghazali.

Au terme d’une longue recherche des valeurs d’amour, de bienfaisance, d’équité et d’équilibre entre les exigences du corps et de l’âme, le jeune français (27 ans) a trouvé refuge dans le soufisme selon la méthode de la zawiya Qadiriya Boudchichia.

"Je vivais un chaos intérieur et quand j’ai rencontré les Foqara (les pauvres) de la Tariqa (NDLR Qadiriya Boudchichia), ils m’ont conseillé le Dikr (Invocation de Dieu), ce qui m’a apporté l’apaisement et la quiétude tant recherchés", a-t-il assuré.

La vie de Locatelli a depuis changé et devenue pleine d’espoir et d’espérances. "J’ai trouvé dans le Soufisme des réponses à mes questionnements et une paix intérieure", s'est félicité le nouvel adepte, qui dit ne pas trouver les mots pour expliquer les sensations que procure cette expérience, fruit d’un apprentissage soufi de longue haleine.

Pour Maxime Locatelli, le premier pas sur la voie du soufisme se résume en la maitrise de soi et la purification de l’âme, de manière à faire profiter les proches et amis de ce changement positif, étant donné que le soufisme constitue un facteur libérateur dans la vie.

La rencontre mondiale du soufisme de Madagh a été initiée cette année sous le signe "Soufisme et culture de la paix: Vision universelle de l’Islam pour les valeurs, du Vivre-Ensemble et la Paix des civilisations".

Cette rencontre, tenue sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, a été l’occasion de mettre en lumière les apports du soufisme pour fonder et construire la paix, affermir le vivre-ensemble et la coopération constructive des hommes. Pour les organisateurs, ce rendez-vous annuel avait pour objectif de "montrer l’Islam sous son vrai visage, tolérant, prônant la paix et le respect de toutes les civilisations".

Il s’agit aussi de "mettre en relief les responsabilités qui incombent au musulman d’aujourd’hui et qui consistent à se parer des vertus islamiques, à savoir les valeurs de reconnaissance mutuelle, de miséricorde, de tolérance et de paix", précise-t-on de mêmes sources, qui relèvent que l’Islam dans ses dimensions spirituelle et éthique pourra être un modèle concret et vivant de participation au vivre-ensemble dans un environnement pacifié sur la base de l’amour, de l’entente et de la paix.

Plusieurs thèmes ont été débattus, lors de cette rencontre, notamment "Culture de paix: concept et significations", "Culture de paix en Islam: contenus et expressions", "Culture de paix: dimensions individuelle, sociale et culturelle", "Soufisme et culture de paix: Exemples historiques", "Culture de paix et mise en pratique d’une diplomatie spirituelle" et "Le soufisme et la paix verte".