le Mercredi 19 Mai 2021

Revue de la presse quotidienne internationale africaine




           

MAP - Publié le Mercredi 19 Mai 2021 à 14:15


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Dakar - Le Sommet de Paris sur la relance des économies africaines, le soutien financier à l'économie ivoirienne, le rejet de la Haute Cour du projet d'amendement constitutionnel au Kenya et la comparution du président sud-africain devant une commission anti-corruption sont les principaux sujets abordés par la presse africaine parue mercredi.


Au Sénégal, le sommet de Paris sur la relance des économies africaines domine largement les titres à la Une de la presse locale. « Macky Sall dit ses vérités », titre +Le Soleil+, rapportant que dans son intervention lors du sommet de Paris sur le financement des économies africaines, le président sénégalais a plaidé pour une réforme en profondeur de « la gouvernance économique et financière mondiale » pour permettre à l'Afrique « d’accéder aux marchés de capitaux à des coûts soutenables ». Sous le titre « Macky Sall instruit le G20 », +Sud Quotidien+ informe que le chef de l’Etat sénégalais a saisi l’occasion du sommet de Paris pour demander aux pays du G20 de « réallouer » aux pays africains leurs allocations de droits de tirage spéciaux (DTS), un avoir de réserve international créé en 1969 par le FMI pour compléter les réserves de change officielles de ses pays membres. +L’Observateur+ écrit que le président Macky Sall « a exhorté à de nouveaux paradigmes pour un 'New deal’ à défaut d’un Plan Marshall pour l’Afrique », et +Les Echos+ fait état du plaidoyer du chef de l’Etat sénégalais pour l’affectation de 100 milliards de dollars destinés à la relance économique, mais aussi à la production de vaccins en Afrique. Au Gabon, la presse locale s'intéresse à la sortie médiatique de la première ministre. A cet égard, l’+Union+ écrit sous le titre "De l’action, surtout" qu’invitée à essuyer les plâtres de "Face à vous", le nouveau rendez-vous politique visant à rendre compte de l’action gouvernementale, la Première ministre Rose Christiane Ossouka Raponda, s’est efforcée de convaincre de sa détermination et de celle de son équipe à apporter des solutions concrètes aux préoccupations des Gabonais. Sur le même sujet, +Matin Equatorial+ titre "Les populations sont fatiguées des paroles creuses". Il indique que le Premier ministre a été invité de la première édition de l’émission "Face à vous", ce lundi 17 mai. Et de préciser qu’au cours de ce programme diffusé sur plusieurs télévisions nationales et sur les réseaux sociaux, elle a appelé l’équipe gouvernementale à plus d’actions pour parvenir à des résultats concrets afin d’améliorer le quotidien des populations. En Côte d'Ivoire, "Le Patriote" indique qu'en prélude au sommet international sur le financement des économies africaines fragilisées par la pandémie de la COVID-19, le président ivoirien, Alassane Ouattara, a échangé, à Paris, avec les responsables du Fonds monétaire international (FMI) et de la banque mondiale qui, l’un et l'autre, ont réitéré leur disposition à continuer de soutenir l’économie ivoirienne avec des apports supplémentaires. La Directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, s’est réjouie de la bonne coopération de son institution avec le gouvernement ivoirien, dans le cadre des différents programmes de financement de l’économie ivoirienne. Elle a indiqué que son institution est prête à mettre à la disposition de l’économie ivoirienne une allocation spéciale d’un montant d’un milliard de dollars US, sous la forme de droits de tirages spéciaux. Le DG des opérations de la banque mondiale, Axel van Trotsenburg, a également réitéré "l’engagement total" de son organisation à continuer de soutenir la Côte d'Ivoire. Sur un autre registre, "Sika Finances" écrit que 8 pays africains, originaires du Sahel et de l'Afrique centrale, ont bénéficié, le 11 mai 2021, d'une importante enveloppe de 210 millions d'euros, soit 137,75 milliards FCFA, de la part de l'Union européenne (UE) en faveur du financement de projets humanitaires. Ces pays bénéficiaires sont le Burkina Faso (24,3 millions d'euros), le Cameroun (17,5 millions d'euros), la République centrafricaine (21,5 millions d'euros), le Tchad (35,5 millions d'euros), le Mali (31,9 millions d'euros), la Mauritanie (10 millions d'euros), le Niger (32,3 millions d'euros) et le Nigeria (37 millions d'euros). Au Kenya, le journal "The Star" rapporte que les dirigeants de l'Alliance "One Kenya" ont critiqué la décision de la Haute Cour qui discréditait la volonté d'amender la constitution par le biais du "Building Brudges Initiative" (BBI). Dans une déclaration signée par les co-directeurs de l'alliance, Musalia Mudavadi, Moses Wetang'ula, Gideon Moi et Kalonzo Musyoka, les dirigeant ont exhorté les Kényans à être patients et à attendre le processus d'appel, exprimant l'espoir de voir la cour d'appel confirmer la nécessité de poursuivre le processus lancé par le président Uhuru Kenyatta et le chef du Mouvement Démocratique Orange (ODM), Ralia Odinga. Selon le journal, Uhuru Kenyatta et Raila Odinga sont déterminés à faire appel pour annuler le verdict prononcé par la Haute Cour jugeant "illégal" le processus BBI. En Ethiopie, +THE ETHIOPIAN HERALD+ revient sur «une campagne coordonnée» par des médias et certains partenaires pour faire pression sur l'Ethiopie en relevant que Addis-Abeba ne pouvait pas accepter les diktats extérieurs sur la façon de gérer ses affaires internes. Le journal qui cite le ministère des Affaires étrangères, souligne que l’Ethiopie subit cette pression malgré les efforts entrepris par le gouvernement éthiopien pour traiter de manière constructive les questions et les préoccupations soulevées par les partenaires du pays notamment en ce qui concerne la situation humanitaire au Tigray, les accusations de violation des droits de l’Homme et le dialogue national à la veille des élections générales. En Afrique du Sud, +City Press+ fait savoir que le président Cyril Ramaphosa devrait témoigner à nouveau devant la Commission judiciaire d'enquête sur la corruption à la fin du mois en cours. Le journal écrit que M. Ramaphosa sera à nouveau devant le juge Raymond Zondo, les 31 mai et 1er juin, pour témoigner cette fois-ci en sa qualité de président du pays sur la corruption à grande échelle qui avait gangrené l'Etat pendant son mandat en tant que vice-président sous l'ère de Jacob Zuma. Ramaphosa a déjà témoigné le mois dernier devant la commission à Johannesburg, en sa qualité de président du parti du Congrès national africain (ANC, au pouvoir), précise le quotidien. Sur un autre sujet, +Sunday Independent+ indique que le ministère de la Santé s'est fixé un objectif ambitieux de vacciner 5 millions de personnes âgées de plus de 60 ans d'ici la fin du mois de juin. Cependant, signale le quotidien, les observateurs remettent en question la manière dont le gouvernement pourra atteindre les objectifs fixés au vu de la lenteur des progrès réalisés jusqu'à présent.

Pour atteindre la barre des cinq millions, plus de 833.000 personnes doivent être vaccinées par semaine au cours des six prochaines semaines, poursuit-t-il, signalant en revanche que les autorités du pays n'ont réussi à vacciner que 500.000 agents de santé en l'espace de 3 mois.

Le Fil | Tribune

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